La victoire, faute de mieux ! Après une entame de match réussie et un but inscrit d'entrée par le capitaine adverse Gamarra contre son camp sur un coup franc de Beckham, l'Angleterre a baissé de pied en seconde période de son match face au Paraguay (groupe B) pour finalement s'imposer 1-0 et prendre trois points capitaux pour la suite de la compétition. Une prestation à confirmer le 15 juin face à Trinidad-et-Tobago.
Les Anglais ont fait l'essentiel en gagnant.Pour le spectacle, il faudra repasser! Mais pour le résultat, les Anglais ont bien évidemment des raisons d'afficher leur satisfaction à l'issue de leur premier match de la Coupe du monde, remporté 1-0 face au Paraguay. Car tous les joueurs et entraîneurs présents en Allemagne ne cessent de le répéter, l'entame d'une telle compétition est toujours primordiale, les Bleus l'avaient vécu à leurs dépens en 2002 en chutant d'entrée face au Sénégal. En prenant trois points, la formation de Sven-Göran Eriksson n'est pas tombée dans le piège d'une équipe paraguayenne qui a déçu, mais l'entraîneur suédois aura sans doute quelques mots à dire à ses joueurs, surtout à propos d'une seconde période bien terne.
Car en première, Gerrard et les siens ont su prendre les choses par le bon bout en marquant sur leur première occasion après moins de trois minutes de jeu sur leur grande spécialité, le coup franc enroulé de Beckham. Mais là où d'habitude, il atterrit sur la tête de Crouch, Gerrard, Lampard ou Owen, cette fois-ci, c'est le capitaine adverse Gamarra, qui prolonge bien malgré lui le ballon du crâne dans son propre but, malgré la parade désespérée de Villar. Ce dernier est décidément bien malheureux, puisque cinq minutes plus tard, après s'être blessé dans une sortie, il doit céder sa place à Bobadilla, dont la première intervention n'est pas franchement une réussite (8e).
En dépit de ce double coup du sort, le Paraguay parvient à reprendre le match par le bon bout, les coéquipiers des «Allemands» Santa Cruz et Valdes (le premier joue au Bayern, le second à Brême) desserrant peu à peu l'étreinte anglaise et parvenant à s'approcher du but de Robinson, comme l'attestent ce premier tir non cadré de Paredes puis une tentative de Riveros bloquée par le portier de Tottenham (19e). Mais ce sont bien les hommes d'Eriksson les plus percutants offensivement, à l'image de cette frappe de Lampard suite à une bonne remise de Crouch sur laquelle Bobadilla se montre vigilant (23e). S'en suit une période sans actions notoires de part et d'autre, avant un double «coup de chaleur» en fin de mi-temps: une belle frappe enroulée de Beckham au sortir d'un enchaînement collectif de qualité échoue au ras du poteau gauche du but paraguayen (44e), tandis que dans les arrêts de jeu, Valdes se montre dangereux sur une erreur initiale d'Ashley Cole, la frappe de l'attaquant rasant le poteau droit (45e + 3).
On commence à s'ennuyer ferme
Après 45 premières minutes de qualité, on s'attend à une seconde du même tonneau, mais, est-ce la chaleur sur Francfort, les deux équipes se montrent beaucoup moins fringantes. Il faut attendre un quart d'heure pour assister à un semblant d'occasion avec un centre de Bonet mal négocié par Robinson, la reprise spectaculaire de Paredes passant au-dessus (60e), avant une belle action de Valdes dans les bras de Robinson (64e). Le Paraguay semble décidé à aller chercher l'égalisation, mais ce n'est qu'un feu de paille pour l'équipe d'Anibal Ruiz qui ne parvient plus à approcher du but de Robinson. Et comme en face, les enchaînements anglais manquent de percussion et de liant, on commence à s'ennuyer ferme devant le spectacle offert.
Lampard, de deux frappes sorties par Bobadilla (73e et 88e), vient rappeler qu'il peut à lui seul faire basculer le cours d'un match, mais ce seront les deux seuls éclairs anglais d'un second acte fort décevant. L'équipe d'Eriksson a fait l'essentiel en gagnant, elle aura son prochain match face à la modeste formation de Trinidad-et-Tobago pour se régler (et peut-être assurer son ticket pour les 8e de finale) avant un vrai test contre la Suède. On en saura alors plus sur le réel potentiel de cette équipe aux deux visages...
Les Anglais ont fait l'essentiel en gagnant.Pour le spectacle, il faudra repasser! Mais pour le résultat, les Anglais ont bien évidemment des raisons d'afficher leur satisfaction à l'issue de leur premier match de la Coupe du monde, remporté 1-0 face au Paraguay. Car tous les joueurs et entraîneurs présents en Allemagne ne cessent de le répéter, l'entame d'une telle compétition est toujours primordiale, les Bleus l'avaient vécu à leurs dépens en 2002 en chutant d'entrée face au Sénégal. En prenant trois points, la formation de Sven-Göran Eriksson n'est pas tombée dans le piège d'une équipe paraguayenne qui a déçu, mais l'entraîneur suédois aura sans doute quelques mots à dire à ses joueurs, surtout à propos d'une seconde période bien terne.
Car en première, Gerrard et les siens ont su prendre les choses par le bon bout en marquant sur leur première occasion après moins de trois minutes de jeu sur leur grande spécialité, le coup franc enroulé de Beckham. Mais là où d'habitude, il atterrit sur la tête de Crouch, Gerrard, Lampard ou Owen, cette fois-ci, c'est le capitaine adverse Gamarra, qui prolonge bien malgré lui le ballon du crâne dans son propre but, malgré la parade désespérée de Villar. Ce dernier est décidément bien malheureux, puisque cinq minutes plus tard, après s'être blessé dans une sortie, il doit céder sa place à Bobadilla, dont la première intervention n'est pas franchement une réussite (8e).
En dépit de ce double coup du sort, le Paraguay parvient à reprendre le match par le bon bout, les coéquipiers des «Allemands» Santa Cruz et Valdes (le premier joue au Bayern, le second à Brême) desserrant peu à peu l'étreinte anglaise et parvenant à s'approcher du but de Robinson, comme l'attestent ce premier tir non cadré de Paredes puis une tentative de Riveros bloquée par le portier de Tottenham (19e). Mais ce sont bien les hommes d'Eriksson les plus percutants offensivement, à l'image de cette frappe de Lampard suite à une bonne remise de Crouch sur laquelle Bobadilla se montre vigilant (23e). S'en suit une période sans actions notoires de part et d'autre, avant un double «coup de chaleur» en fin de mi-temps: une belle frappe enroulée de Beckham au sortir d'un enchaînement collectif de qualité échoue au ras du poteau gauche du but paraguayen (44e), tandis que dans les arrêts de jeu, Valdes se montre dangereux sur une erreur initiale d'Ashley Cole, la frappe de l'attaquant rasant le poteau droit (45e + 3).
On commence à s'ennuyer ferme
Après 45 premières minutes de qualité, on s'attend à une seconde du même tonneau, mais, est-ce la chaleur sur Francfort, les deux équipes se montrent beaucoup moins fringantes. Il faut attendre un quart d'heure pour assister à un semblant d'occasion avec un centre de Bonet mal négocié par Robinson, la reprise spectaculaire de Paredes passant au-dessus (60e), avant une belle action de Valdes dans les bras de Robinson (64e). Le Paraguay semble décidé à aller chercher l'égalisation, mais ce n'est qu'un feu de paille pour l'équipe d'Anibal Ruiz qui ne parvient plus à approcher du but de Robinson. Et comme en face, les enchaînements anglais manquent de percussion et de liant, on commence à s'ennuyer ferme devant le spectacle offert.
Lampard, de deux frappes sorties par Bobadilla (73e et 88e), vient rappeler qu'il peut à lui seul faire basculer le cours d'un match, mais ce seront les deux seuls éclairs anglais d'un second acte fort décevant. L'équipe d'Eriksson a fait l'essentiel en gagnant, elle aura son prochain match face à la modeste formation de Trinidad-et-Tobago pour se régler (et peut-être assurer son ticket pour les 8e de finale) avant un vrai test contre la Suède. On en saura alors plus sur le réel potentiel de cette équipe aux deux visages...